Le Mans Miniatures – Maxi légende

 Le Mans Miniatures – Maxi légende

Depuis ses débuts en 1991, le fabricant sarthois de miniatures excelle dans la précision de ses modèles, lui confèrant ainsi notoriété et reconnaissance mondiales.

Début des années 90, alors qu’il remonte de Marseille vers sa Sarthe natale, afin de créer sa propre entreprise, Benoît Moro, actuel boss de Le Mans miniatures, ne pouvait imaginer tout le chemin parcouru en plus de 30 ans d’existence. Après avoir bossé chez des “monstres’’ de la miniature tels Solido et Starter, le designer manceau s’installe modestement dans une longère à Voivre-Les-Le Mans. Dans le bocage sarthois, sa jeune équipe fabrique leur première voiture miniature : la fameuse Mazda 787B, victorieuse au Mans en 1991. « Tout était fait en interne, se souvient Benoît. Le prototype était sculpté à la main. On fabriquait les moules puis on coulait nous-mêmes la carrosserie qu’on peignait. On réalisait même les jantes et les pneus, ainsi que tous les autres détails de la voiture. Seuls les autocollants que nous dessinions étaient imprimés ailleurs. »

Devant tant de prouesses, le premier gros client est un importateur japonais. « Par la suite, quand il est venu nous rendre visite, il nous a demandé où était l’usine, n’imaginant pas que nous travaillions dans notre fermette.» Après l’Asie, Le Mans miniatures exporte ses modèles aux USA, en Angleterre ou encore Outre-Rhin. « A un moment, le marché allemand représentait 50% de notre chiffre d’affaires. »

Kits bruts, voitures montées, figurines… LMm, installé alors à Cérans-Foulletourte, passe le cap des années 2000 le regard tourné vers Audi. « Avec Marc Hufenbecher, responsable des licences et produits miniatures de la marque allemande, le courant est tout de suite passé. Ensemble, nous avons réalisé de belles choses. Notamment un stand complet Audi qui a été distribué chez les marchands de journaux par les éditions M6 Interactions. »

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Du kit à monter aux circuits électriques

Audi R10, Porsche 917K, Bentley EX Speed 8, Matra MS670B, Peugeot 905, Rondeau M379B… S’aventurant avec succès dans la légende des 24 Heures, Le Mans miniatures conçoit maintenant la majorité de sa production en 3D, grâce à la CAO. Avec ses gammes Elysée et GTS (Traction Citroën, Juvaquatre Renault, 404 Peugeot, Simca 1000…), le fabricant sarthois “réveille“ également l’histoire de l’automobile française, tandis que la fabrication made in France trépasse corps et âme : « Il a fallu nous rendre à l’évidence. Nous ne pouvions plus fabriquer en France. Pour des questions de coût mais aussi de savoir-faire.» Après avoir tenté de fabriquer ses pièces en Roumanie, Guadeloupe ou Madagascar, Le Mans miniatures est aspiré progressivement par l’ogre chinois. « Pendant plusieurs années, je suis parti 15 jours par mois du côté de Shenzen, développer des modèles et suivre la production. » Dans le même temps, le métier change. Les années 2010 sonnent le glas les kits à monter et les slots (ces petites voitures de circuit électrique) s’emparent du marché de la miniature de qualité. « Il a fallu apprendre cet univers où nous devions intégrer patins et moteur électrique dans nos voitures, explique Angèle Chapeau qui a rejoint la structure en 1998. Au début, si nos modèles étaient toujours aussi beaux, ils n’était pas très performants, manette en main ! »

Maintenant, c’est du passé. Le Mans miniatures est devenu un des caïds du slot. Du monde entier, on achète leurs modèles. Chaque jour, Angèle découvre les commandes via leur site internet et prépare minutieusement les envois aux revendeurs, détaillants comme particuliers. « Aujourd’hui, nous sommes liés à ce qui se passe en Chine avec le Covid. Depuis trois ans, nos usines sont souvent fermées et nous avons du mal à recevoir les voitures que nous produisons.» Pourtant dans ce contexte difficile, rien n’altère la passion et la créativité de Le Mans miniatures.

Plus que jamais, le fabricant paulinois (aujourd’hui installé en pleine campagne à Yvré-Le-Polin) veut sublimer la légende. Les toutes récentes Bugatti (en slot ou au 1/18e), aussi superbes les unes que les autres, sont les témoins de ce cap affirmé : « De plus en plus, nous allons raconter de belles histoires. C’est dans notre ADN ! », conclut Benoît Moro.

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Philippe Laville

https://www.happy-sitiz.fr

Le Mans, ma ville, la Sarthe, mon département, je les adore et vous invite à partager mes coups de cœur. Passionné par les gens qui osent et qui cassent les codes, j’anime une rédaction qui n’a de cesse de vous étonner. Je vous les présente.

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