Sweat dream – Matsha

Marque de prêt-à-porter féminin conçu en Sarthe, Matsha rêve de s’émanciper et de grandir.

Cet été, sur un blog féminin, Charlotte Gosselin se confiait : « (étudiante) j’ai eu la chance d’effectuer deux stages : l’un chez une créatrice de mode à son compte, Dorothée Ossart, et l’autre au sein de la marque IKKS, j’ai tout de suite su que le premier mode de vie me convenait parfaitement. » La jeune créatrice sarthoise est à l’image de Matsha, sa marque de prêt-à-porter : naturelle, douce et juvénile. Sur la toile, les jeunes blogueuses de mode ne s’y trompent pas. The social dressing n’est pas le seul site à “encenser “ le travail de Charlotte. La Rennaise Juliette (Kitsch is my Middle name) fait partie des fans. Quand sur son site Le carnet des collectionneuses, Claire-Léa s’emporte (« le sweat que je porte est un véritable trésor »), Emeline avoue sur Sweet Little Mess que le sien, elle n’a « plus envie de le quitter ».

« Le nom Matsha vient du thé du même nom. J’y puise à la fois mon énergie et mon inspiration. C’est aussi la tonalité que je souhaite donner à ma marque. » Installée à Changé, son atelier occupant une bâtisse jouxtant la maison familiale, la jeune entrepreneure de 23 ans s’est “trouvée“ à la sortie du collège : « enfant, je doutais plutôt de moi. J’avais surtout envie de concret. » Un BEP des métiers de la mode au lycée Sainte-Catherine du Mans, puis un bac en arts appliqués, l’oriente vers un BTS de mode à l’Institut Supérieur des Arts Appliquées de Nantes. « C’est là que j’ai vraiment appris à élaborer une collection du début à la fin et que je me suis “frottée“ au monde du travail. » Chez IKKS donc, « durant quatre mois, j’ai travaillé comme assistante styliste dans le département création de la marque à Saint-Macaire-en-Mauges » et quelques temps avant chez une créatrice nordiste. « C’est là que j’ai eu le déclic. Je voulais faire cela : créer mais aussi bâtir, coudre… »

· happy Sitiz

Stratégie marketing

Une fois son BTS acquis, Charlotte souhaite rentrer de plain-pied dans la vie active. « J’ai décidé de lancer ma marque pour les femmes et les ados. J’ai opté pour créer des vêtements que j’aimerais porter et comme je suis très sweat, j’en ai fait le fil conducteur, la source de mon inspiration. » Après un stage à la Chambre des Métiers du Mans en mars 2014, Charlotte se lance. Elle crée une collection hivernale, des pièces en petite quantité, imagine un univers et propose uniquement sa production sur le net. « L’idée de départ était de vendre en direct. Sans intermédiaire. » Pour cela, un site est créé, très pro. A le parcourir, sans connaître la marque, on se dit que Matsha boxe dans la catégorie de marques très tendance aujourd’hui comme Des petits hauts ou encore Camille de Dampierre : « avoir leur notoriété, une production qui augmente ou un réseau de boutiques qui se met en place, c’est mon objectif », sourit Charlotte. Mais pour y arriver, elle doit maintenant dépasser le cadre flatteur des réseaux sociaux et trouver un modèle économique et une stratégie marketing capable de booster sa notoriété : « pour la nouvelle collection hivernale, après celle du printemps-été 2015, je vais déjà me concentrer sur moins de modèles que par le passé et me donner les moyens d’avoir du stock, afin de pouvoir répondre aux commandes internet. Puis développer également ma présence dans des boutiques multi-marques. » Car aujourd’hui, une seule boutique (à Nantes) propose ses sweats et autres petits hauts : « Je vais vraiment essayer de m’implanter sur Le Mans et dans d’autres villes. » Une bonne nouvelle pour certaines boutiques indépendantes, notamment à Bordeaux, qui ont déjà sollicité Charlotte en la matière…

Philippe Laville

https://www.happy-sitiz.fr

Le Mans, ma ville, la Sarthe, mon département, je les adore et vous invite à partager mes coups de cœur. Passionné par les gens qui osent et qui cassent les codes, j’anime une rédaction qui n’a de cesse de vous étonner. Je vous les présente.

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