En héritage – Margaux Rolland

 En héritage – Margaux Rolland

A 20 ans, Margaux Rolland est reporter culinaire.
Elle entend promouvoir les terroirs et la tradition gastronomique française.

Toute petite, Margaux Rolland adorait cuisiner en compagnie de ses deux-grands mères : « avec Suzanne, c’était plutôt blanquette de veau et poule au pot. Avec Gisèle, du sucré pour les goûters l’après-midi ! » Originaire du Grand-Lucé, c’est, « durant une dizaine d’années », basket tous les week-ends. Fan de Ratatouille et de son mythique chef Auguste Gusteau, « je connaissais toutes les répliques du dessin animé », Margaux fait son stage de troisième à L’Auberge des Poésies Palatines à Laigné-en-Belin : « Pendant une semaine, c’était le rêve. J’assistais le chef Olivier Hamelin. Je me souviens encore des ingrédients de sa recette de terrine de porc à l’abricot. »

Lycéenne, elle s’éclate en Bac Pro cuisine au Lycée Hélène Boucher : « durant ma scolarité, je suis allée en stage chez Franck Quinton, étoilé à Bagnoles-sur-Orne. Son second était David Gallienne qui a ensuite gagné Top Chef. J’ai également travaillé dans d’autres établissements, comme à Jersey ou Paris. » Dans ces différentes maisons, Margaux découvre la rigueur, le don de soi et, parfois, la dureté du métier : « durant toutes ces années, j’ai toujours été très proche de Frédéric Foucher, mon professeur principal. Je lui dois beaucoup. Il m’a souvent remonté le moral. »

En BTS, Margaux travaille durant quatre mois à Barbotan-les-Thermes chez Michel Guérard avant de découvir, à Arnage, une autre facette du métier : « j’ai passé un an en alternance au Campanile. Du service à la réception, en passant par la gestion. Une bonne école. » Son BTS en poche, elle file ensuite à Orlando chez Paul Bocuse. « Fan des 24 Heures du Mans, j’ai pu faire quelques tours sur le Circuit de Sebring en compagnie de Sebastian Moreno », se souvient-elle.

De retour en France fin 2020, elle s’interroge sur son avenir et s’émeut, en cette période délicate, de la réelle difficulté des hôteliers et restaurateurs : « en faisant le point sur mes expériences passées, j’ai réalisé que j’aimais cet univers mais que je ne voulais plus être derrière les fourneaux. J’avais tout simplement envie de parler d’eux, de les mettre en lumière. »

Germe ainsi l’idée de devenir journaliste culinaire. « J’en ai parlé à différentes personnes avec lesquelles je suis très proche. » Trois d’entre elles deviennent les “parrains“ de son aventure : Arnaud Gauvin, caviste à Parigné-L’Evêque, Marc Foucher, meilleur ouvrier de France, père de son ancien prof, et Maxime Thomas, chef du restaurant Le Lucé. Depuis février 2021, Margaux propose ainsi sur son site (infoheres.fr) différentes rencontres avec des acteurs culinaires : restaurateurs, cultivateurs, artisans, sommeliers, producteurs…

« Pour le moment, mes sujets sont plutôt sur la Sarthe mais cela va bientôt s’étoffer avec la présence d’autres régions. » Pour essayer de vivre de sa passion, son univers va également devenir marchand. « Pour Noël, je vais proposer des box à la vente avec des produits sucrés ou salés, sélectionnés auprès de producteurs locaux que j’affectionne. »
Rémy, le rat de Ratatouille, s’en lèche déjà les babines..

Philippe Laville

https://www.happy-sitiz.fr

Le Mans, ma ville, la Sarthe, mon département, je les adore et vous invite à partager mes coups de cœur. Passionné par les gens qui osent et qui cassent les codes, j’anime une rédaction qui n’a de cesse de vous étonner. Je vous les présente.

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