Château de Chéronne

Tranquille Idylle,

Face au logis-porte, un âne oisif. Au loin, dans le grand étang creusé sur les anciennes douves de château, un héron immobile.
Depuis toujours, le château de Chéronne cultive une certaine forme de tranquillité, “isolé” entre la lisière de la forêt et le bocage qui l’entoure. «  A la Révolution, il ne s’est pas passé grand chose. Seule la chapelle de l’aile occidentale du château a été saccagée », commente Alix Dumielle, la maîtresse des lieux.
Dans cette époque tourmentée, le château a plutôt la cote : il fait “vivre” près de 1 000 familles aux alentours. « Chaque semaine, il y avait une distribution de farine ou de riz. » Au départ, le castel sarthois est juste un édifice en bois. Il faut dire qu’au XIVe, ce coin de Sarthe n’est pas très accueillant, plutôt humide. En 1490, le logis-porte (par lequel on passe aujourd’hui pour entrer) est construit en pierre, suivi du château au XVIe siècle. A la fin du XIXe, les douves (qui n’ont jamais vraiment servies) sont comblées. Sans encombre, la bâtisse traverse les siècles.

Seraient-ce grâce aux dames de Chéronne qui ont donné une âme à la maison et dont un certain nombre de portraits ornent le salon ? Peut-être… (La suite dans notre numéro 48 page 20-21)